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À bientôt
Après plus d’une vingtaine d’années sur les scènes du Québec et d’ailleurs, à raconter et déclamer ses créations, Isabelle St-Pierre passe de l’oral à l’écrit. Hôtel Matagami est son premier recueil de poésie, dans lequel on retrouve son regard cru et lucide, mais aussi sa sensibilité et son engagement.
Découpés en deux parties – Territoires et Violences – ses récits, issus de ses expériences, observations et réflexions, nous laissent entrevoir les travers de notre société et les mirages du rêve américain, entre petites et grandes histoire(s).
Par la recherche documentaire, ces récits hybrides et réalistes s’entremêlent à l’Histoire avec un grand H, sous le regard sensible de son autrice qui tend vers une réconciliation de l’intime à l’universel.
Comme autant de cartes postales de voyage à l’esthétique rugueuse et punk, Hôtel Matagami est une collection de poèmes contés et de récits de fragments de vie. Isabelle St-Pierre nous parle de petites histoires du quotidien, collectées ou observées, celles qu’on entrevoit sur les trottoirs ou sur la route, dans l’esprit du americana et du folk.
Isabelle St-Pierre fait entendre sa voix depuis plus de 20 ans - poésie, slam, conte - au Canada et en France.
Artiste engagée, elle a notamment dirigé le volet conte/slam de l’État d'urgence, camp de réfugiés (ATSA), où plus d’une vingtaine d’artistes donnaient la parole aux sans-abris. En janvier 2016, elle a également coproduit Paroles Fauves : vigile poétique contre la violence faite aux femmes autochtones. Depuis 2018, elle dirige la série des Cabarets Poésie All-Star, aux Dimanches du Conte, où on l’a consacrée Électron Libre de la saison 2022-2023.
La Quadrature
L’idée de former un groupe actif en conte contemporain habitait Nicolas Rochette depuis quelque temps déjà lorsqu’il décida de provoquer des rencontres avec Paul Bradley, Kevin Gravier et Céline Jantet qui allaient devenir les membres fondateurs de La Quadrature en 2013.
L'art de La Quadrature est le conte.
Aujourd'hui, La Quadrature crée, produit et diffuse des œuvres contées qui déjouent les attentes à l'égard de cet art de la parole. Ses projets sont à géométrie variable, souvent en espace non-conventionnel, et s’appuient sur une porosité des pratiques disciplinaires.
Le conte contemporain est abordé par une recherche formelle de la représentation du conte qui, souvent, influe sur les possibilités de relations avec le public. Pour que cela soit possible, les récits que crée ou s’approprie La Quadrature parlent de notre société actuelle et questionnent la notion même de récit à une époque où le déferlement des histoires se mesure à l’accumulation infinie des nouvelles sur nos murs Facebook.
Site Web
Six conteurs contemporains nous proposent leurs récits parfois sombres, parfois trash, parfois drôles et attachants, prêts à assumer l’ambiguïté sans morale préfabriquée. Leur histoire se dessine grâce à un conte ancré dans la société autant que dans l’humanité, un conte qui peut, comme hier, faire une différence… demain.
Ce récit romancé raconte l’histoire de l’établissement de Ville-Marie. Le livre est accompagné d’un CD de 12 chansons de Gaëtane Breton sur la vie quotidienne dans la nouvelle colonie de 1642 à 1690.
Mardi. Un cinq et demi, à Montréal.
Une femme écrit sur commande, tentant de fixer les secondes, les personnages, les évènements qui semblent lui glisser entre les doigts.
Mercredi.
Jeudi.
À mesure qu’elle écrit, un fil se tisse entre vie intérieure et extérieure, comme une ligne à laquelle s’accrocher.
Vendredi…
Pour faire suite à ses Petits carnets du rien-pantoute publié à l’automne 2017, Marcel Sabourin persiste et signe 86 nouveaux textes poétiques, existentiels et humoristiques dans lequel il nous livre sa fabuleuse joie de vivre.
Dans mon village, il y a belle Lurette…, c’est une suite de légendes mystérieuses, autant chargées d’amour que d’humour, qui sont venues à moi par la bouche de ma grand-mère.
J’aimerais, je sais pas, être un HOMME.
Mâcher de la brique, licher des popsicles en
tôle. J’aimerais ça être viril. J’aurais besoin
de, je sais pas, comme dans les films, une
mission, une quête.
Je l’accomplis, je tue le boss de la fin, on me donne un trophée.
Un gars, puis deux, puis trois, parcourent la 138 dans un char qui tombe souvent en panne.
Au bout de la route, ils sauront comment devenir des hommes, des vrais.
Le Vœu nous plonge dans l’univers d’une petite communauté de locataires d’un bloc-appartements qui, dans une période creuse de son histoire, se laissera surprendre par la possibilité de se faire exaucer un seul vœu pour tous.
À travers une fresque de personnages aux mille pouvoirs – de madame Fisette, qui a le don de repartir les vieux frigidaires, à Bonhomme Cantin, qui a installé les «œils» de porte à l’envers pour trouver de quoi nourrir sa jalousie légendaire –, Arleen Thibault pose la question du désir conjugué au «nous».